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Nov 07 2018

Arrière polyvalente sur un terrain de handball, Karin Bujnochova, arrivée cet été à Achenheim/Truchtersheim, cultive aussi le goût de la découverte dans sa vie de tous les jours.

Karin Bujnochova a choisi le numéro 42, « il me porte chance ».  PHOTO DNA – Ch.A.

Karin Bujnochova a choisi le numéro 42, « il me porte chance ». PHOTO DNA – Ch.A.

« Pour moi, l’endroit où je vis compte beaucoup. Le handball est important, mais ce n’est pas le plus important, j’ai besoin de me sentir bien dans un pays, d’avoir des affinités avec des gens, avec une langue, avec une ville. »

Au moment de tenter sa chance pour la première fois à l’étranger, Karin Bujnochova a beaucoup réfléchi. Elle avait pensé au Danemark ou à l’Espagne, « mais la France était mon premier choix  ».

Je passais mes journées dehors

Cette tentation a toujours été présente chez cette jeune femme de tout juste 24 ans qui cultive un goût prononcé pour les voyages.

« Quand on visite d’autres pays, d’autres villes, on découvre aussi des cultures et des façons de vivre différentes, c’est forcément enrichissant, c’est une chance et j’aime ça. »

Très tôt, Karin Bujnochova a fait cette expérience, d’abord en découvrant son propre pays, la Slovaquie. Née à Ilava un 1er  novembre, au nord-ouest du pays, elle a grandi à Lednické Rovne, un village ouvert sur le monde grâce à des savoir-faire ancestraux.

« Il est très réputé pour ses ateliers de verrerie. Cet artisanat est connu et apprécié dans le monde entier, ses habitants en sont très fiers.  »

En suivant le cours de la rivière Vah, affluent du Danube, Karin Bujnochova a exprimé son tempérament dès l’enfance. « Je passais mes journées dehors, dans la nature, à jouer au foot ou à autre chose avec mes amis, j’étais très active. »

Bientôt, à l’âge de douze ans, elle va abandonner le tennis et l’athlétisme pour se diriger vers le handball, grâce au professeur de sport de son école élémentaire. « Il a trouvé que j’avais une bonne main. »

Un petit ballon de cuir y fera sa place. Pour cultiver ce don, elle est partie un peu plus au nord à Puchov, ce sera son premier club, ses toutes premières années d’apprentissage.

« Retrouver certains moments »

« Cela m’intéressait de faire partie d’un collectif, d’appartenir à un groupe avec d’autres filles. Et puis j’ai tout de suite aimé ce jeu, car il n’est pas stéréotypé, tout le temps différent. »

De ces premières années, elle retiendra une leçon fondamentale. « J’ai toujours été surclassée et cela m’a beaucoup aidée de devoir jouer avec des filles plus âgées. On avait gagné la Praga Cup qui est un gros tournoi chez nous. Personne ne s’y attendait, mais nous avions d’abord un très bon jeu collectif, c’est le plus important dans le handball. »

Mais c’est déjà l’heure de partir ailleurs, plus au sud, plus à l’ouest, à Nitra. « Je venais de commencer en équipe nationale et je devais m’entraîner davantage. Dans ce grand club formateur, j’ai connu mes meilleures années. Je me remémore souvent ces moments et j’aimerais parfois pouvoir les retrouver.  »

Malgré une grosse blessure au genou qui l’éloignera des terrains pendant un an, Karin Bujnochova poursuit sa route, pas très loin cette fois, au Slovan Duslo Sala.

« J’avais dix-huit ans et c’était mon premier contact avec le handball professionnel, mon premier contrat. Le championnat mélange les équipes tchèques et slovaques, c’est comme ça que j’ai rencontré “Sally” (Kristyna Mika, son actuelle coéquipière et internationale tchèque). C’était aussi frustrant, car on terminait toujours deuxième derrière Michalovce. »

Cinq années plus tard, est donc venu le moment de s’éloigner encore davantage de ses parents Darina et Jurej, de sa sœur Livia, artiste peintre, et de son frère Andrej, footballeur.

« Cela ne me change pas trop, j’ai quitté la maison depuis l’âge de douze ans, j’ai l’habitude d’être sur la route. »

Karin Bujnochova a donc choisi son nouveau lieu d’existence. Strasbourg pour la vie de tous les jours, Achenheim/Truchtersheim pour le handball. « J’aime la ville et les gens ici. Jusque-là, tout le monde est gentil et agréable avec moi. Le club est familial, c’est mieux pour nous, on ne se sent pas étrangère et il y a beaucoup de bonnes personnes. »

Sur le terrain, son autre lieu de vie, elle se cherche encore un peu.

« J’apprécie beaucoup mes coéquipières, nous avons de bonnes joueuses, mais de mon côté, je ne suis pas encore satisfaite de mon jeu, j’espère que je vais m’améliorer. La façon de jouer est un peu différente. En Slovaquie, c’est plus collectif et tactique, en France plus individuel en faisant confiance aux joueuses, il faut que je m’adapte. »

La quête de Karin Bujnochova, qui a eu le temps de boucler ses études de kiné en Slovaquie, n’est pas terminée. Et si elle suit désormais les méandres de l’Ill, elle est restée fidèle à son tempérament de jeunesse, aller voir dehors, plus loin, à quoi ressemble le monde.

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