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INFO GENERALE : Claude Meier, le méthodique
20/5/2010 12:08:00 (2831 lectures)

Claude Meier est à la tête de l'équipe réserve de l'ATH, depuis le début de cette entente entre les clubs d'Achenheim et de Truchtersheim. Après 32 années passées à entraîner, il s'apprête à vivre sa première phase finale.
L'histoire est forcément belle. Malgré les quelques générations qui séparent Claude Meier de ses joueuses, ils vont, ensemble, vivre une étape inédite.
Au détour d'une conversation, l'entraîneur qu'il est depuis quasi toujours ne manque pas de le dire : « Je remercie mes joueuses, car c'est une récompense pour elles et pour moi aussi. »

 logo_dna Edition du jeudi 20 mai 2010



« Les filles sont plus attentives, plus respectueuses »

Car cette réussite, c'est aussi l'histoire d'une estime mutuelle entre un entraîneur et son équipe.
Caroline Schneider, la capitaine de l'ATH II, évoque avec bonne humeur ce lien essentiel. « Les équipe de filles, c'est toujours un peu compliqué. Il est le seul homme parmi nous et il a trouvé sa place, il fait partie de notre groupe, qui ne serait pas le même sans lui. »
Cet engouement pour le handball féminin est d'ailleurs une évidence pour Claude Meier qui a durant presque toute sa carrière encadré des équipes féminines. Notamment au HDH (de 1981 à 2004) bien sûr, lui qui a été à l'origine de ce club, fondé à Dettwiller, et qui a grandement contribué à le faire exister sur la carte du handball alsacien et français.
« Les filles sont plus attentives, plus respectueuses. La seule chose, c'est de parvenir à maintenir le groupe solidaire. Ce qui est important c'est le respect, des joueuses et de l'équipe. J'essaie plus de convaincre que d'exploser, même si ça peut encore m'arriver. »

Concours complet, rock'n roll et handball

L'évidence, surtout, c'est que Claude Meier respire le handball, ce sport qu'il a apprivoisé un peu par hasard. « Au départ, je faisais de l'équitation, surtout du concours complet. Je suis arrivé au hand par l'athlé, on y jouait en hiver. J'ai vécu les débuts du club de Haguenau avec Philippe Blin, notamment, et en 1977, je me suis retrouvé à Bouxwiller où on a démarré le club avec M. Matt. »
Le virus de la petite balle n'a ensuite plus quitté cet ancien prof de sport, fils de militaire, établi en Alsace depuis 1963, amateur de cinéma et de rock'n roll.
Pour compléter le portrait, Caroline Schneider reprend la parole. « Claude, c'est avant tout quelqu'un qui aime le hand, il fait partie de sa vie. C'est un fin tacticien qui travaille beaucoup avec la vidéo et il parvient à nous transmettre ses connaissances. Mais c'est aussi quelqu'un de très stressé. »
L'intéressé confirme, malgré son expérience et les deux ou trois choses qu'il a déjà vécues à travers le handball. « C'est aussi ce qui permet de faire monter l'adrénaline, mais quand le match commence ça va mieux. »
C'est, alors, l'occasion d'observer et de comprendre. « Ce qui me plaît, c'est la compétition, mais aussi la construction d'un groupe, composer avec les savoir-faire. Quant on gagne, cela appartient à l'équipe, quand on perd, c'est à l'entraîneur de se débrouiller. »

« Le groupe est devenu une équipe »

Depuis son arrivée en 2004 à l'ATE, devenu ATH (« J'avais tout préparé au HDH pour prendre ma retraite quand j'ai reçu un coup de fil de Roland Bohn. Il a su me convaincre assez facilement », sourit-il), son équipe est montée en N3 avant d'y jouer les premiers rôles depuis trois saisons. Et cette fois, il va y avoir un joli bonus, malgré l'impossibilité d'accéder à la N2.
« Je fais mon boulot, j'y prends plaisir et tant mieux si les objectifs sont atteints. Ce qui permet de progresser, ce sont aussi les entraînements avec la "une" et c'est une chance de travailler avec Bénou (Ducrocq), car nous avons des approches différentes et on s'apporte mutuellement des choses. C'est spécial de trouver une personnalité à une équipe réserve. Mais là, il y a un noyau de joueuses depuis quelques années et il s'est créé quelque chose. Le groupe est devenu une équipe. »
Pour Claude Meier, cette saison 2009/2010 risque donc de se prolonger encore un peu. Jusqu'à la mi-juin, si tout va bien.
Ellen, sa femme - « J'ai la chance qu'elle accepte toutes mes absences » -, Milo, son petit-fils, devront encore une fois s'accommoder, avec bonne humeur, de cette passion pour la petite balle. Il ne la quitte pas des yeux. Et même s'il ne l'apprivoisera jamais totalement, il l'amadouera passionnément, toujours, méthodiquement.


Christine André


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