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INFO GENERALE : Le temps apprivoisé
18/6/2010 22:31:00 (2637 lectures)

L'ATH II va disputer ce week-end à Rueil-Malmaison la dernière étape des phases finales du championnat de France de N3 féminine, avec une demi-finale et une éventuelle finale. Patricia Gillig attend ce rendez-vous avec gourmandise.

En alternance avec Virginie Letz, Patricia Gillig est la gardienne de but de l'ATH II. Ce week-end, elle va vivre un moment un peu particulier, un moment qu'elle va savourer. « Je n'ose pas encore trop y penser. Il y a forcément un peu de stress parce qu'on ne connaît pas nos adversaires. Mais je sais une chose : il faudra se donner à fond. »
 



« En fait, j'ai fait un peu tout à l'envers »

Et pour cela, pas de doute, ses coéquipières vont pouvoir compter sur sa motivation et son envie. Car pour elle, peut-être encore un peu plus que pour les autres, ce rendez-vous est un but tant son itinéraire se révèle à contre-courant. « En fait, j'ai fait un peu tout à l'envers... » Patricia Gillig a un parcours plutôt atypique, voire « décalé » comme elle le précise avec bonne humeur. A 33 ans, elle évolue dans l'équipe réserve de l'ATH, composée en majorité de joueuses de moins de 20 ans. Un contraste qu'elle vit extrêmement bien. « En fait, cela te pousse vers le haut et tu oublies ton âge. Et, malgré leur jeunesse, les filles de l'équipe sont très mûres. Elles ont toutes de longues années de handball derrière elles et cela se sent. Parfois, je me dis que j'aurais bien aimé pouvoir bénéficier d'une telle formation. » Car l'autre élément essentiel à prendre en compte c'est que Patricia Gillig est en train de vivre sa première saison complète en championnat de France. « C'était un peu mon but, quand même. Et cela prouve que, même à mon âge, on peut encore progresser. » Après avoir découvert le handball au collège, elle fera une brève apparition en -18 ans à l'ASL Robertsau avant de subir une rupture des ligaments croisés d'un genou. « Après, je n'ai plus fait de sport pendant cinq ans. » Le handball est presque oublié : place à la vie de famille. Laura, Quentin et Chloé (désormais 12, 10 et 9 ans) réclament toute son attention. « Et puis un jour, ma belle sœur m'a appelée parce qu'il manquait du monde à La Robertsau et j'ai replongé. »

« C'est promis, on les laissera dormir dans le bus »

Depuis quatre ans, elle a endossé le maillot de l'ATH pour s'offrir aujourd'hui ce joli moment, ce palier dans sa pente ascendante. Avec un goût particulier pour l'aventure collective. « Je me sens bien dans ce club où on trouve beaucoup de bénévoles autour de nous ; je me sens bien dans cette équipe où il y a une vraie ambiance de travail, de sérieux et de convivialité. On s'entraîne avec la "une" et c'est bien motivant, car il y a toujours de petits challenges à relever. » Avec ses jeunes coéquipières, Patricia Gillig est en train de vivre une saison à part, une saison quasi idéale. « Le climat a toujours été serein, sans coup de stress, sans coup de gueule. Nous sommes toutes tellement différentes que l'on s'apporte chacune des choses, chacune a accepté les défauts des autres, parce que personne n'est parfait, finalement... » D'un point de vue plus personnel, celle qui s'occupe des enfants de la crèche des Piccolo à Bischheim, s'amuse de son statut à part - « Je vais essayer de ne pas tomber en poussière avant la fin de la saison » - et, surtout, apprécie ce moment : « Ça m'a fait plaisir de toucher à ce niveau avant qu'il ne soit trop tard. » Reste un dernier message à faire passer. « Nous voulons aller au bout, pour nous, pour Claude (Meier, leur entraîneur), mais aussi pour toutes celles qui ne seront pas là, à cause des études, des blessures ou du règlement. » Car ce lundi, plusieurs de ses jeunes coéquipières passeront les épreuves du bac. « C'est promis on les laissera dormir dans le bus, on boira le champagne en silence, pour une fois... » C'est aussi ça la vie d'une équipe. Patricia Gillig, elle, commencera son boulot à 6h30 du matin. Juste avant, elle rêve de pouvoir réveiller ses enfants en leur disant que leur maman est encore un peu plus championne que la veille. Juste championne de France, juste une belle expérience en plus...


Christine André (DNA du vendredi 18 juin 2010)


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