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INFO GENERALE : Anna, la force tranquille
13/9/2010 14:04:00 (2414 lectures)

L'ATH a peut-être bien trouvé la joueuse qui lui manquait ces dernières saisons. La Russe Anna Andryushchenko, 33 ans, arrière droite gauchère, a choisi de faire un dernier crochet par l'Alsace après une carrière de joueuse professionnelle assez impressionnante.

« Anna, c'est une crème. Elle est très cultivée, chaleureuse et c'est un vrai plaisir de l'avoir dans le groupe. Elle va nous apporter son savoir et les filles vont essayer de se hisser à son niveau. »
C'est Bénédicte Ducrocq, l'entraîneur de l'ATH, qui se charge de dresser ce portrait élogieux d'une joueuse au profil tout à fait atypique qui vient d'arriver dans le handball féminin alsacien.

 Avec l'aide d'Anna Andryushchenko, l'ATH ne va pouvoir que grandir cette saison. (Photo DNA - Bernard Meyer) DNA du lundi 13 septembre 2010



« Dès le premier jour, j'ai su que le handball était mon sport »
Anna Andryushchenko possède une carte de visite éloquente et un naturel tout en simplicité et en sérénité grâce auquel elle s'est déjà parfaitement fondue dans le groupe de l'ATH.
Pourtant, cette même joueuse qui évoluera en N1 cette saison, a remporté la ligue des champions en 2002 avec l'équipe macédonienne de Skopje. Cela suffit, sans doute, à situer le personnage.
Mais commençons par les origines. Anna Andryushchenko est née le 18 février 1977 à Krasnodar, dans le nord du Caucase. « C'est une ville d'un million d'habitants environ. Pour vous c'est beaucoup, je sais, s'amuse-t-elle en français dans le texte. Mais pour la Russie, c'est presque une petite ville. Toute la région est très sportive, Sotchi, où auront lieux les prochains Jeux d'hiver, n'est pas très loin. »
Mais si Krasnodar est réputée pour ses affinités avec le pétrole et le gaz naturel, son nom est aussi associé à autre chose. « Il y a une très bonne école de handball, très réputée, de grands joueurs y ont été formés comme Andreï Lavrov, Igor Tchoumak ou encore Eduard Kokcharov. »
Anna aussi y fera ses gammes -« Dès le premier jour, j'ai su que le handball était mon sport. »-, jouera pour son club formateur, pour celui d'Astran dans la foulée tout en fréquentant entre-temps les sélections nationales chez les jeunes.
« Ensuite, j'ai fait une pause de deux ans quand mon fils Nikita, qui a douze ans aujourd'hui, est né. Avec Maxim, mon mari, qui était aussi handballeur, on avait ensuite décidé de partir à l'étranger pour tenter une carrière professionnelle. »


« Je suis contente d'être allée dans tous ces pays »
La première étape se fera en Autriche au club d'Hypo Niederösterreich. Anna a alors 23 ans. « J'ai eu de la chance, je suis bien tombée. C'est une équipe très pro, j'ai beaucoup appris et cette expérience m'a vraiment aidée pour la suite de mon parcours. »
Car ensuite, Anna découvrira la Macédoine (Skopje), l'Espagne (Bera Bera puis Orsan Elda Prestigio), la Serbie (Nis - « Pour moi, c'étaient mes deux meilleures saisons -), le Danemark (Copenhague), l'Allemagne (Oldenburg), la Suisse (Saint-Gall).
Partout ou presque, elle jouera la coupe d'Europe (dont cinq fois la ligue des champions) et en profitera pour découvrir le monde, apprendre, comprendre.
« On me demande souvent pourquoi j'ai autant changé de club, mais pour moi c'était aussi une façon de découvrir d'autres cultures. J'ai gardé des amis partout, je parle très bien le serbe, l'allemand, l'espagnol. Le danois, c'est un peu plus compliqué, sourit-elle. Mais je suis contente d'être allée dans tous ces pays. »
Plusieurs fois, à chaque retour à Krasnodar ou presque, elle s'interroge pourtant. « J'étais parfois fatiguée, mais après une pause, mon cœur me disais que je voulais toujours jouer au handball. »
Alors, l'été dernier, pointe une dernière envie, partagée par toute la famille. « Je voulais découvrir la France, c'est une culture qui m'intéresse depuis longtemps. Mais je voulais aussi jouer avec plus de plaisir, de liberté et moins de pression. »
Anna, Maxim et Nikita vont donc passer un an à Limoges (N1, poule 1). « J'ai pu étudier le français à l'université. Je suis aussi professeur de sport et j'ai envie de continuer à progresser. »


« Il faudra beaucoup travailler »
C'est un peu pour toutes ces raisons et quelques autres qu'Anna Andryushchenko a finalement accepté la proposition de l'ATH - « Je vais pouvoir découvrir une autre partie du pays » -, malgré un éloignement provisoire de sa famille.
« Mon fils doit passer un examen scolaire en Russie cette année alors on a discuté avec mon mari et on a trouvé ce compromis. Il va rester avec lui à Krasnodar et je le remercie beaucoup. Mais Nikita continue les cours de français, il adore la France et son équipe nationale. »
Bientôt, Nikita (qui, faut-il le préciser, joue aussi au handball) pourra découvrir l'Alsace, autrement qu'à travers les mots de sa maman : « Strasbourg est une ville magnifique et toute la région autour est très jolie. Je suis très contente d'être ici, dans ce club où les gens œuvrent de façon très professionnelle. J'espère que nous allons avoir de bons résultats. Mais, comme toujours, il faudra beaucoup travailler pour ça. »
Anna Andryushchenko est prête à partager, à échanger et à apprendre aussi en retour. Ca ressemble déjà à une intégration réussie.


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