MS=ms70786492
*
TOP_2015

Menu
INFO GENERALE : Le hand, la vie et les autres
28/5/2011 18:53:00 (2193 lectures)

Caroline Schneider, capitaine et demi-centre de l’ATH II : « J’ai besoin de cette force que procure un sport d’équipe, de pouvoir transmettre et recevoir . »

« J’ai calculé, c’est ma douzième année de handball. Finalement, c’est plus de la moitié de ma vie. » Caroline Schneider a 21 ans, est en train de terminer, à Metz, ses études d’éducatrice spécialisée, et a déjà beaucoup de recul sur son parcours.

Elle n’a connu qu’un club, celui dont elle porte toujours le maillot et sait apprécier la valeur des moments partagés dans cette petite communauté.

« On se paye des fous rires à en pleurer »
« J’ai eu la chance de toujours vivre des choses intéressantes ici en faisant partie d’une équipe compétitive. Et j¹essaie aussi de m’investir dans la vie du club, en terme de présence, d’engagement moral. Cette année, j’ai goûté un peu au rôle d’entraîneur et cela me plaît énormément, j’ai aussi tenu le bar et c’est très sympa. Il y a beaucoup de bénévoles au club, un esprit familial et certaines valeurs que je partage, de la solidarité et des sourires. »



C’est aussi ces deux éléments qui caractérisent l’équipe réserve ces dernières saisons. Il y a de la bonne humeur et des résultats, de la complicité et du travail.

« Nous avons toutes des profils très différents. Dans ce groupe, il y a des mamans et des lycéennes et c’est une richesse d’avoir à la fois le côté rigoureux de l’expérience et le côté rêveur de la jeunesse. En déplacement, on se paye des fous rires à en pleurer. On est contentes d’être ensemble, on forme une équipe. »

Et, sur le terrain, les résultats se construisent aussi grâce à ces liens, ce partage. « Comme on ne peut pas monter, la première place est devenue notre objectif et on s’est donné les moyens d’y arriver, pour qu’il se passe quelque chose pour nous. Sinon, cela peut être difficile de se motiver pour gagner et progresser, même si en tant qu’équipe réserve, on connaît les règles du jeu. »

Alors désormais, pour celle qui se définit volontiers comme « une pipelette » et une « râleuse », le but est clair. « On veut aller au bout. Ce serait gratifiant d’être la meilleure équipe de N3 cette saison. Mais maintenant, il reste le plus difficile. »

Néanmoins, ces quelques obstacles handballistiques sur la route de Caroline Schneider ne sont pas grand-chose au regard de ce qu’elle a vécu au début de l’année. Atteinte par la maladie de Bouveret, qui affecte le cœur, elle a vécu trois mois en suspension.

« Je n’avais pas peur de ne plus pouvoir jouer au hand, j’avais peur d’y rester »
« J’ai fait une crise pendant un entraînement et je n’ai pas tout de suite compris la gravité de la chose. J’ai passé deux semaines en soins intensifs, là on m’a dit : “Mais mademoiselle, des crises comme ça, vous n’en ferez pas deux dans votre vie, la deuxième sera fatale.” »

En quelques semaines, il a fallu prendre une décision, la mesurer, la peser, la retourner, l’apprivoiser, l’accepter. « Je sais depuis l’âge de quinze ans que je devrai probablement en passer par une opération. Mais là, j’étais précipitée devant ce fait et j’avais beaucoup d’appréhension. Je n’avais pas peur de ne plus pouvoir jouer au hand, j’avais peur d’y rester, tout simplement. De rentrer à l’hôpital et de ne pas en ressortir. L’opération a duré le double du temps prévu, c’était douloureux, mais c’est une bonne chose de faite. »

L’angoisse, diffuse, sournoise, est pourtant toujours là. « Je suis en sursis. Si je n’ai pas de crise pendant six mois, on pourra dire que c’est un succès total. Alors certains jours, je me dis que j’ai de la chance d’être là, d¹autres je n’y pense pas, d’autres encore je suis à l’écoute de toutes mes petites douleurs. »

Au début du mois d’avril, Caroline Schneider a retrouvé sa place sur le terrain, au milieu de ses copines. Elle envisage de travailler bientôt dans le domaine de la protection de l’enfance, veut aussi chercher à articuler son métier avec le handball.

Il reste à dessiner les contours de ses projets et de ses envies : « Il faut s’engager, aller chercher les choses, rien n’arrive comme ça, tout se mérite. »

Un titre de championne de France aussi.


Retour Version optimisée pour imprimer Envoyer cet article à un(e) ami(e) Version optimisée pour imprimer
 
Les articles et commentaires publiés ici sont sous la responsabilité, sans restriction de l'auteur respectif.
bottom_logos_webmaster
FFHB LFH LNH LAHB site Handball 67 site HAND Zone Localisation des gymnases de hand avec GO'HAND
© Graphique et Design : WORLDSOFT-CMS-Website - Site optimisé  pour IE - Mozilla - Chrome - Safari
Webmasters: ATH, Guy Lagache •Email :
ag.lagache@orange.fr  Dominique Lagache • www.capelsa.net • Email : info@capelsa.net
Pseudo :
User-Login
Votre E-mail