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INFO GENERALE : Laura, elle l’a
8/3/2013 12:49:00 (2348 lectures)

Malgré une défaite il y a dix jours, l’ATH (Achenheim Truchtersheim Handball) est toujours en tête de sa poule et reste l’équipe la mieux placée pour accéder à la D2. Parmi ses atouts de taille, Laura Flippes qui ne ménagera pas ses efforts jusqu’à la fin de la saison.

Laura Flippes, c’est d’abord un style de jeu. De grandes foulées, d’efficaces accélérations, un sens du duel “en un contre un”, comme elle le précise tout sourire. Mais jusque-là, il manquait quelque chose.

« Il ne faut pas trop compter sur moi pour calmer le jeu, s’amuse cette jeune fille de 18 ans, arrière droite de métier. Maintenant, j’ai aussi appris à tirer de loin. Avant, je n’osais pas trop, je n’avais pas confiance, j’étais bloquée. On m’a souvent dit que comme j’étais petite, j’allais finir à l’aile, alors il fallait montrer que je pouvais compenser par ma détente. »

 



« J’ai fait comme tout le monde, j’ai joué de la main droite »

Cette facette de plus posée sur sa palette a de quoi rendre inquiètes les défenses adverses. Et ce passage explique plutôt bien la trajectoire ascendante de cette joueuse issue d’une famille où on avait, disons, quelques jolies prédispositions pour tenter sa chance dans le handball.

« Ma maman (Isabelle Masson) s’occupait de l’école de hand à Lingolsheim et je m’amusais déjà à toucher la balle, je devais avoir cinq ans. Et puis je me suis inscrite. J’ai fait comme tout le monde, j’ai joué de la main droite, j’étais trop petite pour comprendre que l’autre pouvait être utile, c’est mon papa (Daniel) qui s’en est rendu compte et qui m’a appris à jouer de la main gauche. »

Une première fois, Laura Flippes a appris et a su s’adapter. Comme tout au long de son parcours commencé avec Justine Gall (sous la houlette de sa maman Stéphanie), par exemple, avec qui elle fréquente toujours les mêmes gymnases, les soirs d’entraînement.

« Au début, c’est ça qui m’a plu, être avec mes copines, être entourée d’autres personnes. Il y avait déjà cet esprit d’équipe. Mais le hand, c’est aussi un sport de combat sans l’être vraiment : il y a du contact, mais pas trop. Et puis il y a le but, c’est important de chercher comment marquer. »

Et si les affinités des débuts sont toujours là, une dimension essentielle s’est ajoutée, celle de la compétition et, très vite, celle des sélections. Les intercomités disputés juste avant d’intégrer le pôle. Puis ce maillot bleu qui entre dans sa vie. L’équipe de France cadettes d’abord, puis jeunes (avec laquelle elle a disputé les championnats du monde au Monténégro l’été dernier) et désormais juniors.

« C’est une fierté d’avoir la chance de porter ce maillot, ce n’est pas donné à tout le monde. Chanter l’hymne, ça donne un peu les larmes aux yeux. On est confronté à d’autres nations, d’autres jeux, ça fait progresser. Et ça donne envie de s’entraîner encore plus pour y arriver. »

Et c’est l’ATH qui en profite aussi. Depuis trois saisons en seniors, une première entre la N3 et la N1 à 15 ans, et désormais évidemment, c’est la “une” à plein-temps.

« Après une année d’adaptation, j’ai beaucoup appris dans le jeu et dans la tête aussi. J’ai progressé mentalement : quand on est confronté à plus fort, il faut oser y aller, même quand on est en échec. »

« Il ne faut surtout pas laisser filer cette chance »

Et aujourd’hui, le challenge proposé est intéressant. Tout gagner pour voir la D2.

« Forcément, on espère toutes y parvenir et il va falloir s’en donner les moyens. Il ne faut surtout pas laisser filer cette chance d’être premières à six matches de la fin. »

L’ATH reste sur une défaite contre le Pôle Sud, la deuxième contre cet adversaire, les deux seules de la saison.

« On voulait tellement prendre notre revanche et j’ai encore du mal à expliquer pourquoi on a perdu. On était à côté, à un moment on n’a plus su quoi faire. Peut-être que c’est la sur-motivation qui a provoqué ça. Mais on reste premières, il ne faut pas l’oublier, même si on n’a plus droit à l’erreur. Après la première défaite, on a su se ressaisir, cela nous a même rapprochées pour se surpasser et ne pas baisser les bras. Et je pense que l’on est capable de rebondir une deuxième fois. »

Alors dès demain à Truchtersheim contre Palente, le but sera de retrouver le bon rythme sur un terrain de handball.

Les bises avec “Gisou”

Mais Laura Flippes, ce sont aussi deux bises échangées avec “Gisou”, sa grand-mère, avant chaque match, ce sont des mots chaleureux pour ses trois grands frères, Jérémy, Julien et Grégory (« Ils sont vraiment derrière moi, c’est touchant »), c’est le bac S dans quelques mois (« Les études, c’est pas vraiment ça, je suis à la traîne »), c’est un idéal professionnel (« Travailler dans la police scientifique ou dans la recherche »), ce sont deux grandes copines, Margaux et Sarah Bernabeu (« Elles m’ont forgé un mental »), c’est un petit copain, Antoine.

Et ce sont aussi six matches de plus à gagner pour voir ce qu’il se passe à l’étage au-dessus, histoire de grandir encore un peu, de progresser toujours, car Laura, cette passion du jeu, elle l’a.


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