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INFO GENERALE : Quand “Francine” s’élève
19/4/2013 9:14:00 (2430 lectures)

Laura Spaety : « Quand j’étais petite et que j’allais voir les matches de la “une”, je me disais que jamais je ne jouerai  à ce niveau, alors aujourd’hui je peux dire que j’ai su saisir  ma chance. »  Photo DNA – franck kobi

Laura Spaety : « Quand j’étais petite et que j’allais voir les matches de la “une”, je me disais que jamais je ne jouerai à ce niveau, alors aujourd’hui je peux dire que j’ai su saisir ma chance. » Photo DNA – Franck Kobi

L’ATH (Achenheim Truchtersheim Handball) est à trois marches du bonheur, à trois matches de la montée en D2. Et pour aller chercher ces trois victoires de plus, il pourra compter sur l’indéfectible détermination de Laura Spaety.



Lundi prochain , Laura Spaety aura vingt ans. Vingt ans et déjà un très joli parcours à raconter. Des moments chantants, des moments frustrants, tout ce qu’il faut pour donner une certaine épaisseur aux choses.

D’abord il y a eu une évidence, celle de se lancer dans le handball, histoire de s’inscrire dans une certaine lignée familiale pour ajouter une empreinte de plus.

« Je suis made in Truchtersheim »

« Je marche sur les traces de mes parents, raconte-t-elle tout sourire. Mon père (Jean-Jacques) a été gardien à Reichstett, ma mère (Nicole) a joué pivot à Truchtersheim aussi. C’est l’héritage familial. Mon petit frère Antoine joue à Vendenheim. Au moment de commencer, vers six ans, j’avais le choix du club et je suis allée à “Truch” parce que j’y avais plus de copines, comme Marie Taillard, par exemple, qui est toujours là aussi. »

Laura Spaety n’a jamais changé de maillot – « Je suis made in Truchtersheim » –, est passée par le pôle, mais a un jour cessé de grandir.

« Les stages nationaux ont vite fini, parce que je n’étais pas assez grande. 1,68 m ou 69, ça dépend de la toise, rigole-t-elle. Mais c’est ça aussi qui me donne envie d’aller plus haut. Parfois ça bout à l’intérieur, j’ai envie de montrer que l’on peut y arriver quand même et que ces gens ont eu tort. »

C’est peut-être cela qui explique la motivation de cette joueuse précieuse dont la détermination se lit dans le regard les soirs de match.

« Je ne suis pas très calme avant, ça remue un peu dans le ventre, mais ça disparaît dès le coup de sifflet. C’est aussi l’impatience de jouer. »

Et en ce moment cette impatience est décuplée par l’enjeu. Encore trois matches, juste trois matches.

« On fait le décompte dans nos têtes et je suis impatiente de voir le résultat de cette longue saison. C’est un peu comme d’avoir trois finales devant soi. »

Pour Laura Spaety, qui a débuté en N 3 à quinze ans, il s’agira de se faire une place au milieu de la défense adverse. Au sens propre, puisque son poste, c’est pivot.

« C’est un poste ingrat parfois, mais j’y tiens et je ne l’échangerais pas contre un autre. Au début, c’est difficile, on ne voit pas beaucoup le ballon, on fait surtout de la course à pied et on se sent un peu léger en arrivant en seniors. Maintenant, j’ai une certaine carrure pour supporter les coups et, cette saison, on a trouvé une bonne façon de fonctionner, on se trouve vraiment bien : je travaille pour les autres et elles travaillent pour moi. »

Et comme le sourire n’est jamais très loin des lèvres de Laura Spaety, elle ajoute : « J’aime bien m’arracher quand j’ai le ballon, même avec quatre filles sur le dos. D’ailleurs dans l’équipe on m’appelle “Francine”, à cause des crêpes, parce que je suis souvent par terre. »
« Notre force c’est l’envie, mais aussi le handball »

Mais l’important est de se relever et l’idéal de s’élever collectivement. C’est ce que ce groupe de l’ATH est parvenu à réussir cette saison.

« Les recrues ont amené leur expérience et on a réussi à se construire toutes ensemble, grâce à un bon état d’esprit et malgré la blessure d’Ana (Djuric). On s’est tout de suite fixé l’endroit où on voulait aller et le travail a suivi. Notre force c’est l’envie, mais aussi le handball. On a chacune des savoir-faire et on a su former un vrai groupe, c’est lui qui nous a permis d’en arriver là. »

Cette vie en collectivité, c’est ce qui avait attiré Laura Spaety vers le handball, l’instinct de la compétition, c’est ce qui lui a permis de continuer. Deux clés essentielles.

« Je n’aime pas perdre. Il y a l’envie de se battre pour gagner et l’ambition de progresser toujours. »

Un caractère qui a aussi été façonné par ses entraîneurs successifs. « Sophie Kaiser, Dany Weitz, Claude Meier, Frédéric Demangeon, Bénédicte Ducrocq : je veux en profiter pour les remercier, car sans eux, je n’en serais pas là aujourd’hui. »

Celle qui se destine à devenir prof d’éducation physique par passion de l’enseignement (« À travers le sport, on peut faire passer plus de choses qu’à travers les maths ») a de la mémoire et c’est bien.

Lundi prochain, Laura Spaety aura vingt ans. Vingt ans et encore de jolies choses à découvrir, comme la D2, par exemple, en septembre, le mois de la rentrée.


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