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INFO GENERALE : « C’est le moment, let’s go!»
10/5/2013 7:21:00 (1522 lectures)

 Émilie Meiss, impatiente et concentrée.  PHOTO DNA – FRANCK KOBI
Émilie Meiss, impatiente et concentrée. PHOTO DNA

Demain soir, l’ATH (Achenheim Truchtersheim Handball) va vivre le match le plus excitant de sa jeune histoire, demain soir l’ATH sera en D2 s'il bat Sainte-Maure. Un rendez-vous qu’Émilie Meiss attend avec gourmandise et concentration.

Avec Frédérique Forgues, Émilie Meiss est la joueuse la plus ancienne à l’ATH. 23 ans seulement, mais tout un chemin déjà pour en arriver à ce moment précis.

 





L’histoire débute en 2005, l’ATE (Achenheim Truchtersheim Entente) venait de naître, elle était en seconde au lycée Jean Rostand de Strasbourg.

« En novembre, on m’avait appelée pour jouer en N1, j'étais pivot, la seule à mon poste ce jour-là, et je m’étais blessée à l’échauffement. J’avais les boules. On m’avait chambré comme il se doit. Six semaines plus tard, je jouais mon premier match. »

« On était une équipe jeune et on pensait qu’on allait galérer »

Cette saison-là, celle de la génération 89 – avec quelques anciennes – arrachera le maintien. « On était une équipe de bébés, il y avait plus de filles de 16 ans que d’adultes. Cette expérience très forte nous a permis de découvrir la rigueur nécessaire pour rivaliser à ce niveau. »

La suivante sera plus légère. Une 2e place et des barrages d’accession en D2, perdus contre Poitiers. « C’était une grosse déception. Avec le recul, on était quand même très jeunes. C’était peut-être trop tôt. »

Les saisons se suivent, Émilie Meiss est désormais ailière gauche, l’ATE devient l’ATH, les clubs du FSE Achenheim et du Truchtersheim HCL poursuivent l’union de leurs destins, des joueuses arrivent, d’autres s’en vont.

« Des années de transition, sans trouver la bonne formule pour atteindre notre objectif. »

Arrive alors la saison dernière, celle où l’ATH se classe 3e et se découvre des talents. « C’était d’abord étrange de voir des filles comme JD (Sophie Marangé) ou Manue (Witz) s’arrêter pour laisser la place à une autre génération. On était une équipe jeune et on pensait qu’on allait galérer. L’air de rien, on a surpris pas mal de monde, on s’est vraiment bien trouvé. »

Huit ans de la vie d’un club, huit ans de la vie d’Émilie Meiss, aujourd’hui technicienne de laboratoire à Strasbourg. Et voilà qu’arrive la lumière, qu’arrive cette saison différente de toutes les autres.

L’équipe a grandi et s’est agrandie, avec la sensation que ce groupe de jeunes femmes responsables est devenu mature, en accord avec ses ambitions.

« On se connaît mieux, on connaît les forces et les qualités de chacune. Et puis on s’entend bien, on discute beaucoup ensemble. On va toutes dans le même sens, il y en a toujours une pour rattraper l’autre, on se soutient et ça explique aussi notre réussite. »

Désormais, il reste un seul match à jouer, un match pour valider le travail accompli, un match pour découvrir la D2, un niveau de jeu inconnu en Alsace depuis dix ans.

« Après la défaite au Pôle Sud, on a tenu le choc. Maintenant il reste ce match à gagner et il sera très difficile, peut-être le plus difficile de la saison. »

Et, forcément, une telle échéance a de quoi transcender, malgré la fatigue. « C’est clair dans nos têtes, il reste soixante minutes pour nous donner, pour nous battre, pour lâcher les chevaux, pour réaliser cet objectif tant convoité depuis de si longues années. Cette situation ne se présente pas dix fois dans une carrière. Il faudra jouer sans avoir de regrets. C’est le moment, let’s go ! »

La tribune du Centre sportif du Kochersberg aura aussi son rôle à jouer. Et Émilie Meiss trouve les mots pour motiver tout le monde.

« C’est un privilège de jouer ce match devant notre public. Ce sera une forme de remerciement pour tous les bénévoles qui croient en nous depuis toujours. Gagner serait le plus beau cadeau à leur faire. Mais il faudra faire du bruit, on aura besoin de soutien. »

Cette petite balle qu’elle a dans la peau

Ainsi va Émilie Meiss qui a commencé un jour le handball après avoir vu Jackson Richardson à la télé, dont les parents Catherine et Alain sont désormais parmi les plus fidèles dirigeants de l’ATH, puis qui a craint un autre jour de tout perdre à cause d’une blessure à l’épaule – « J’avais mal, j’ai dû changer mon geste, ça forge le caractère » –, mais qui, surtout, ne veut pas lâcher des yeux cette petite balle qu’elle a dans la peau.

« Ma vie sans le hand, pfff, ce serait vraiment difficile. C’est une échappatoire aux petits soucis quotidiens, c’est surtout un plaisir de voir les copines tous les soirs. »

Demain, vers 22h, Émilie Meiss et ses copines espèrent s’ouvrir les portes d’une aventure inédite, histoire de prolonger l’expérience un peu plus loin, un peu plus haut.


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