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INFO GENERALE : Le destin d’Eus
6/3/2014 11:10:57 (1362 lectures)

Eus Popovici : « Je suis plutôt une gardienne explosive, j’aime bien attaquer le ballon ».  PHOTO DNa – FRANCK KOBI
[Eus Popovici : « Je suis plutôt une gardienne explosive, j’aime bien attaquer le ballon ». PHOTO DNa – FRANCK KOBI]

L’ATH a le redoutable honneur de recevoir Dijon, le leader de la D2, ce samedi. Un match pas comme les autres pour sa gardienne, Eus Popovici, qui a passé deux ans en Bourgogne.

Pour l’état civil, nous parlons ici d’Eugenia-Mihaela Popovici, mais en fait, l’intéressée a quasiment rendu officiel son surnom : Eus (prononcez éouss).



« En fait, c’est Ionela Stanca (célèbre internationale roumaine qui joue à Fleury) , qui m’a donné ce surnom depuis toute petite. C’est elle qui a commencé et, depuis, tout le monde m’appelle Eus, même ma mère. C’est plus court et plus facile, raconte la gardienne de l’ATH avant d’accentuer encore son sourire. D’ailleurs, comme en Roumanie on peut choisir sa plaque de voiture, la mienne c’est CT 81 EUS. »

« J’ai fini par essayer, j’ai aimé et c’est devenu ma place »

CT pour Constanta, sa ville natale où se trouve toute sa famille qui lui manque forcément, plus de 2 000 kilomètres plus loin. « C’est une très jolie ville, sur la Mer Noire, très touristique en été. » 81, comme son année de naissance, un jour de juillet, le 6, pour compléter ce qui ne figure pas sur la plaque d’immatriculation.

Onze années plus tard, Eus Popovici va déjà prendre son destin en main. « Les entraîneurs du club de la ville passaient dans les écoles primaires pour repérer les meilleures. Moi, j’étais toute petite à l’époque, je n’ai pas été choisie, mais j’ai levé le doigt pour dire que moi aussi je voulais venir. »

S’en suivra l’apprentissage, pas toujours rose non plus. « En y repensant après coup, je me dis que c’était quand même beaucoup de sacrifices, c’était l’école et le sport, avec deux entraînements par jour, et rien d’autre. »

Très tôt, elle s’installera dans le but. « En fait, Ionica Viorica, une très grande gardienne qui était aussi mon entraîneur, a senti que c’était mon poste. J’ai fini par essayer, j’ai aimé et c’est devenu ma place. »

Les sélections nationales vont vite arriver, dès 14 ans, les changements de club aussi, toujours en D1, déjà loin de Constanta, à Cluj-Napoca (elle sera finaliste de la Challenge Cup en 2007) pendant cinq ans, puis à Baia Mare pendant deux ans, avant le grand virage vers la France et Dijon en 2010.

Les croisés, deux fois

« J’étais bien en Roumanie, le handball est un sport très médiatisé, mais à 29 ans c’était le bon moment pour voir comment ça se passe ailleurs. En France, c’est aussi une langue latine, je me disais que ce serait plus facile de l’apprendre. »

L’expérience sera d’abord belle, l’accueil chaleureux. Mais trop vite, tout va changer.

« En novembre, on jouait en Coupe contre Besançon, je me suis blessée au genou, les croisés. Sept mois plus tard, je reviens et quatre jours avant le début du championnat, à l’entraînement, c’est la même chose, mais à l’autre genou. Je n’ai pas eu de chance. Cette période n’était pas facile du tout, le moral est tombé très bas. »

Le coup de pouce, alors, viendra de l’ATH. « Je pensais peut-être retourner en Roumanie et l’ATH s’est intéressé à moi, m’a donné une chance de rejouer et de me replacer dans une logique de performance. »

Avec son nouveau club de cœur (« J’aime la stabilité »), elle a rempli son objectif la saison dernière (la montée en D2), elle espère désormais parvenir à tenir celui de cette année (le maintien).

« Pas facile, mais pas impossible »

« Ce ne sera pas facile, mais ce n’est pas impossible. On va se battre jusqu’à la fin, ça ne dépend que de nous. »

Samedi soir, elle va se retrouver face à ses anciennes coéquipières. « J’ai gardé beaucoup de contacts là-bas, explique-t-elle. Ça me fait plaisir de jouer contre elles, de pouvoir montrer ce que je sais faire. »

Ce sera une affiche en forme de petit résumé de sa vie pas toujours simple de gardienne de but itinérante. « Le handball, c’est très important pour moi, c’est une grande partie de ma vie, c’est mon métier, mais aussi un plaisir. »

À 32 ans, Eus Popovici – qui aime aussi jouer au tennis et au billard, qui aime les bons films et les chaussures à talons –, n’en a pas fini de chercher à écarter une petite balle de sa route. Une petite balle qui l’a mené très loin de chez elle, mais qu’elle surveille du regard, au plus près…


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