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INFO GENERALE : La manieuse de balle
1/10/2014 12:54:00 (1636 lectures)

Tanja Kiridzic, un téléphone pour entretenir les liens, un gymnase pour vivre sa passion. PHOTO DNA – Ch.A.
Tanja Kiridzic, un téléphone pour entretenir les liens, un gymnase pour vivre sa passion. PHOTO DNA – Ch.A.

Tanja Kiridzic est Croate, mais c’est surtout une handballeuse manieuse de balle, avec un fort caractère et un don certain pour prendre le jeu à son compte. Elle est arrivée cet été à l’ATH.

La balle, c’est un fil conducteur essentiel de l’histoire de Tanja Kiridzic, née très loin d’Achenheim ou de Truchtersheim, un jour de juillet 1986, à Pula en Croatie, sur la côte adriatique. Une ville antique, une ville d’histoire, une ville de soleil.

« C’est très beau, surtout en été, mais il y a beaucoup trop de touristes », rigole-t-elle.



Ses premiers contacts seront avec d’autres ballons, histoire peut-être d’avoir un point de comparaison. Le tennis et le volley seront là pour préparer le terrain, pour s’ouvrir à l’idée du sport.

« Mais à 14 ans, toutes mes copines à l’école jouaient au handball, alors j’y suis allée aussi, j’ai aimé et je suis restée. Mon premier entraîneur m’a dit que j’étais bonne, du coup, j’ai eu envie de continuer. »

« Je ne sais pas pourquoi, j’aime ce pays depuis toujours »

Et, au fil des années, elle va entretenir le lien. « Il me fallait un ballon, tout le temps jouer avec, c’était tout de suite quelque chose de très important. J’aime jouer. »

Bien des années plus tard, c’est cet appétit du jeu qui va l’emmener plus haut. Toujours en première division, d’abord à Pula, au ZRK Arena, son premier club, qu’elle sera obligée de quitter en 2012, « tout s’est arrêté, il n’y avait plus d’argent ».

Elle passera une saison à Koprivnica (au HC Podravka Vegeta), toujours en Croatie, avant de s’éloigner franchement, direction la Slovaquie et la Iuventa Michalovce. « Je voulais partir, découvrir d’autres pays. »

L’expérience sera mitigée malgré un niveau de jeu séduisant. « Le club était très pro, très bien, mais c’est une toute petite ville et je n’y étais pas heureuse. »

Retour à Pula avant un crochet plus inattendu, à 28 ans, vers deux villages alsaciens.

Elle qui a joué la Coupe d’Europe ces dernières saisons, participé avec sa sélection aux Championnats du monde au Brésil en 2011 – « Je n’ai pas beaucoup joué, mais c’était bien d’y être » –, avant de se blesser à un genou, a donc choisi l’ATH pourtant descendu en N1. Le lien, c’est Aurélien Duraffourg, le nouveau coach bas-rhinois, qui la suivait depuis longtemps.

« En fait, on était en juin, c’était déjà tard, je n’avais pas trop le choix non plus, raconte-t-elle honnêtement. J’ai toujours voulu venir en France, je ne sais pas pourquoi, j’aime ce pays depuis toujours et c’était l’occasion. Avant de venir, j’ai regardé des images de Strasbourg sur internet, ça m’a plu, c’est une très belle ville et j’ai même un cousin, Ilja, qui habite ici depuis longtemps. »

« Dès que je suis libre, je dors ! »

Entourée de ses nouvelles amies qui sont là, autour d’elle, pour faciliter son intégration, elle a retrouvé le sourire.

« Les gens du club sont vraiment sympas avec moi, surtout “Isa” (Scheuer-Muller) et Eus (Popovici). Je me sens heureuse ici, même si le niveau de jeu est moins élevé, l’essentiel est de prendre du plaisir sur le terrain. »

Tanja Kiridzic parle en anglais, passe beaucoup de temps sur son ordinateur, avec son téléphone, histoire de raccourcir les distances, surtout avec son « fiancé » (en français dans le texte) , Drazen Klark, basketteur en Slovaquie. « C’est difficile, on n’est jamais dans la même ville, même pas dans le même pays, peut-être qu’on arrivera à se voir pour se marier l’été prochain », rigole-t-elle.

Tanja Kiridzic est née sous le signe du cancer, « ce sont des gens sensibles », reconnaît un faible pour les « films romantiques » et, surtout, « j’adore dormir, s’exclame-t-elle. Dès que je suis libre, je dors ! ».

Une manieuse de balle est arrivée à l’ATH. Son public a découvert une joueuse accrocheuse, prête à aller défier avec malice les défenses, les feinter pour s’ouvrir le chemin du but.

Et emmener, une fois de plus, le ballon se blottir dans les filets.

ATH – Saint-Amand, samedi 20h30, à Truchtersheim


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