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INFO GENERALE : Émilie à l’équilibre
4/2/2015 10:06:00 (1457 lectures)

En quelques mois, l’ATH a connu de nombreux bouleversements. Émilie Meiss, co-capitaine de l’équipe et depuis presque toujours au club, évoque les différentes phases de la reconstruction.

Émilie Meiss (ici au tir): «Maintenant ça y est, je suis une vieille.» Photo DNA - franck kobi

Émilie Meiss (ici au tir): «Maintenant ça y est, je suis une vieille.» Photo DNA - franck Kobi



D’abord il y a eu la chute. Une descente n’est jamais facile à encaisser, surtout lorsque c’est la première fois, surtout quand on avait l’habitude d’avoir le regard porté vers le haut. L’ATH a attendu dix ans pour retrouver le chemin de la D2, mais a dû la quitter aussitôt.

«Un an avant, on faisait la fête, se souvient Émilie Meiss. Un an après, on s’est de nouveau retrouvé en N1, un niveau que l’on avait mis tant de temps à quitter. Cette saison de D2 est passée trop vite, à la vitesse de la lumière. Et c’est frustrant parce que c’était peut-être la seule de ma vie de joueuse à ce niveau. »

« J’espère tenir jusque-là, car il y a l’envie d’y retourner »

Juste le temps de retenir quelques sensations, quelques vérités. « On a appris des choses sur pleins d’aspects différents. Pour le club, d’avoir une structure plus professionnelle, car la D2 c'est l’anti-chambre de la D1, c'est vraiment très différent de la N1. En match, il n’y a aucun droit à l’erreur, aucune équipe ne craque mentalement, il faut être d’une rigueur irréprochable. »

Depuis septembre, l’ATH, avec un nouvel entraîneur (Aurélien Duraffourg a succédé à Bénédicte Ducrocq), une nouvelle équipe dirigeante, de nouvelles joueuses, a retrouvé la N1 et entamé un nouveau cycle.

« J’ai terminé la saison d’avant blessée, alors je voulais d’abord revenir et prouver des choses, repartir sur de nouveaux objectifs et reprendre du plaisir. Le club a l’ambition de retrouver la D2 dans les deux ou trois ans, j’espère tenir jusque-là, car il y a l’envie d’y retourner. Connaître ça de nouveau, vivre des matches intenses, voir du beau handball. »

Pour y parvenir, il y a la nécessité de construire un nouvel édifice. Et cela demande de la patience. « Beaucoup de choses ont changé. Dans le jeu, "Benou" (Ducrocq) nous laissait pas mal de liberté tout en fixant des principes de bases, Aurélien (Duraffourg) fonctionne davantage avec des systèmes de jeu adaptés en fonction de l’adversaire. C’est une approche différente. Ça fait aussi du bien d’avoir un autre point de vue, plus professionnel, sur certaines choses. »

Côté classement, l’ATH est 4e , un peu trop éloigné du tout haut de tableau. « Si on finit dans les cinq premiers avec autant de changements dans l’équipe et l’arrivée des jeunes, ce serait déjà pas mal, ça nous permettrait de repartir sur de bonnes bases. »

À 25 ans désormais, Émilie Meiss a changé de statut dans le groupe. « Aurélien a mis en avant le fait qu’il y avait des anciennes et des jeunes, il m’a désignée comme co-capitaine avec Awa (Diop). Quand il y a des infos à faire passer, je sers de relais, dit-elle avant d’éclater de rire. Maintenant ça y est, je suis une vieille, je m’entraîne avec des filles qui ont huit ou dix ans de moins que moi… »

Alors, l’ailière gauche de l’ATH prend son rôle à cœur. « Ça a toujours été dans ma mentalité d’encourager les autres. Avec l’expérience, on voit les choses autrement, alors même si je ne suis pas une "science" dans mes analyses, j’essaie d’aider et de pousser les plus jeunes. Mais pour faire ça, il n’y a pas besoin de porter un brassard de capitaine. »

«Les priorités changent, c’est la vie d’adulte qui veut ça »

Ce qu’elle aimerait, c’est voir plus souvent son équipe se comporter comme à Lomme, avec « un état d’esprit irréprochable, énormément d’activité en défense et tout le monde qui se jette sur les ballons ». Car malgré les années, « le plaisir reste toujours le même, celui de pouvoir jouer au hand à un niveau intéressant et de gagner des matches, si c’est dans la douleur c’est encore mieux ».

Mais désormais, c’est aussi sa vie professionnelle qu’Émilie Meiss veut soigner, elle qui a trouvé un endroit où s’épanouir, s’occupant de la hotline chez Netika, mais aussi de la formation sur des logiciels informatiques pour laboratoires d’analyses médicales. « Quand on est étudiante, on se dit que le hand c’est sa vie, que les études on s’en fiche un peu, à part quelques examens. Mais quand t’as un boulot, il devient prioritaire. Et le hand, lui, doit alors être une échappatoire, pas un deuxième travail. Les priorités changent, c’est la vie d’adulte qui veut ça. »

Ainsi va Émilie Meiss, jeune femme responsable et handballeuse toujours ambitieuse. En quête de l’équilibre parfait.

ATH – Alfortville, samedi 20h30


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