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INFO GENERALE : Voyage en apesanteur
21/10/2015 12:29:00 (1007 lectures)

Gardienne emblématique de l’ATH, Frédérique Forgues est de retour après avoir vécu une saison quasiment blanche. Chronologie en sensations.

Frédérique Forgues : « Ça fait du bien d’entendre les remerciements des ailières quand on réussi une relance ». PHOTO DNA – franck  - Franck Kobi

Frédérique Forgues : « Ça fait du bien d’entendre les remerciements des ailières quand on réussi une relance ». PHOTO DNA –  Franck Kobi

« Je ne sais pas si j’étais plus fatiguée ce jour-là, je ne pense pas, d’ailleurs j’étais même en repos… » En quelques mots, Frédérique Forgues retourne un peu plus d’un an en arrière. On est le 20 septembre 2014, c’est le soir d’ouverture du championnat, contre Aulnay, à Truchtersheim.



« Plus de hand, plus de boulot, on tourne en rond »

« C’était une bonne douleur vive, j’ai senti mon genou partir. J’ai voulu essayer de continuer, mais ça a recraqué. C’est frustrant et ça fait mal. Mais il fallait bien que ça se produise un jour. En gros, ça arrive tout les ans à quelqu’un, là c’était moi. »

Après avoir encaissé toute la préparation, c’est une saison de handball qui a été mise entre parenthèses après seulement dix minutes de jeu. Mais pour Frédérique Forgues, il n’y avait pas que ça.

« En fait, j’ai tout de suite pensé au boulot. Les croisés, c’est sept mois d’arrêt de travail. Je ne pouvais plus rien faire, juste rester à la maison. Plus de hand, plus de boulot, on tourne en rond… »

Sapeur-pompier de métier, à la caserne sud située à Illkirch, cette blessure a rejailli sur tout son quotidien. Elle fait partie du GRIMP, le Groupe de Reconnaissance et d’Intervention en Milieu Périlleux, s’occupe notamment « de faire descendre de leur appartement des personnes à forte corpulence avec un système de cordes et de poulies. Cela représente 70 à 80 interventions par an ».

Mais elle peut aussi être appelée sur des accidents d’escalade ou de parapente pour venir en aide à des malchanceux bloqués sur une paroi ou un arbre. Donc, mieux vaut avoir des appuis stables et solides pour venir en aide aux autres.

« On est décalé. Ce qui manque, c’est de monter dans un véhicule, d’entendre le “pin-pon”, d’être avec ses collègues qui sont un peu comme une famille puisqu’on vit 24 heures ensemble à travailler et à se raconter des conneries. On loupe aussi les formations que l’on doit rattraper ensuite. »

Il y a eu le temps de l’opération, celui de la récupération, celui de la rééducation et le quotidien se meuble des séances de kiné à défaut d’autre chose. « Je passais aux entraînements, j’allais aux matches, ce n’est donc pas trop l’ambiance avec les filles qui me manquait. »

Le plus embêtant était ailleurs, car cette saison était particulière. Un temps tentée d’arrêter, Frédérique Forgues avait replongé pour une raison essentielle. « Aurélien (Duraffourg, l’entraîneur ) arrivait à l’ATH. Avec son cursus et son palmarès, je me disais qu’il avait beaucoup de choses à nous apprendre. »

Les mois passent, le retour progressif à l’entraînement sera pour la mi-mars, la reprise du boulot pour le 12 avril, le premier match pour le 30 mai contre Colmar en finale de la Coupe d’Alsace.

« Ce match m’avait fait du bien. Mais il y a encore un peu d’appréhension, même si on sait qu’il ne faut pas en avoir. On a parfois l’impression de recommencer à apprendre le hand. En fait, je me casse trop la tête, je relève tout ce que je fais de pas bien dans le placement, l’observation de la tireuse ou le positionnement des bras. »

Alors, à 28 ans, elle se réjouit d’observer la marge de progression qui se situe devant elle. « Ça me fait plaisir d’être sur le terrain et je suis contente d’avoir encore beaucoup de choses à apprendre. Je compte sur Aurélien, Jean-Luc (Kieffer, l’entraîneur des gardiennes) et Dany (Weitz, l’entraîneur-adjoint) pour y parvenir. »

Et la motivation est d’autant plus vive que cette saison s’annonce ambitieuse malgré la défaite du dernier week-end. « On a un groupe plus que correct. Il y a moyen de faire quelque chose. J’espère qu’on fera partie des grosses équipes, on est capable de tellement de belles choses» au sein d’un collectif où les recrues ont apporté leur talent et leur bonne humeur.

« Je ne me sens pas invincible, je ne suis pas la meilleure »

« Je suis super contente que Jelena (Markovic) et Kristyna (Salcakova ) soient venues, elles font énormément d’efforts pour parler le français, il y a une bonne ambiance, c’est cool. Le club fait en sorte que tout se passe bien, les bénévoles se décarcassent pour nous, s’ils n’étaient pas là, on ne ferait pas grand chose. D’ailleurs, si quelques partenaires de plus pouvaient nous rejoindre pour nous aider dans notre conquête de la D2… »

Désormais, lorsque l’on franchit le seuil du centre sportif du Kochersberg à Truchtersheim, c’est un portrait grandeur nature de Frédérique Forgues qui vous accueille d’un “Viens te mesurer à moi”. Un peu décalé et inattendu.

« Ce n’est pas forcément mon truc, je ne me sens pas invincible, je ne suis pas la meilleure, dit-elle avant de laisser filer un sourire. J’espère que des gamins vont vite venir taguer dessus. »

La vraie Frédérique Forgues sera plus sobrement à observer juste derrière ses coéquipières de la défense, devant les filets de son but, là où sa discrétion, parfois, s’envole.

ATH - Sambre Avesnois, samedi 20h30 à Truchtersheim


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