MS=ms70786492
*
TOP_2015

Menu
INFO GENERALE : L’envol de Dalila
5/9/2016 21:23:00 (604 lectures)

Dalila Abdesselam a fait un choix fort et volontaire en décidant de rejoindre l’Alsace et l’ATH. Loin de chez elle, elle veut continuer à grandir.

Dalila Abdesselam espère vivre à l’ATH « quelque chose de fort et d’intense ».  PHOTO DNA – Ch.A.

Dalila Abdesselam espère vivre à l’ATH « quelque chose de fort et d’intense ». PHOTO DNA – Ch.A.



« Chaque jour, quand je me réveille, j’ai une vue sur les Vosges. » Passionnée de montagne, Dalila Abdesselam apprécie d’observer de loin les courbes arrondies du massif vosgien depuis sa fenêtre de Truchtersheim. À 23 ans, cette native de Rochefort, qui a navigué entre les clubs d’Angoulême (surtout) et de Chambray (un peu), a choisi de prendre la tangente ou plutôt la diagonale pour se confronter à d’autres paysages, à d’autres expériences.

« Quand j’ai vu que c’était à 8h50 de route, j’ai paniqué un peu »

Pas tentée par les centres de formation (« Je n’ai jamais osé, mais c’est sans regret ») quelques années plus tôt, elle a cette fois choisi de se lancer.

« Aurélien (Duraffourg) est un entraîneur reconnu et il m’a donné envie de venir. Bon, pour tout dire, quand il m’a appelée, je ne pensais pas que c’était aussi loin, rigole-t-elle. J’étais tentée par son discours, mais quand j’ai vu que c’était à 8h50 de route de chez moi, j’ai paniqué un peu. Mais ça va, il y a des avions et des trains. Après, on m’a fait peur en me disant que j’allais devoir changer de garde-robe, mais on m’a surtout fait l’éloge de la ville de Strasbourg. »

Alors, il a fallu s’éloigner d’une famille à laquelle elle est très attachée, de ses parents, de ses deux frères boxeurs, Kamel (passé professionnel) et Hakim. « On a huit et six ans d’écart et j’étais la petite sœur chiante, le boulet qu’il fallait traîner partout, se souvient-elle avec bonne humeur. Quand ils allaient courir, je les suivais à vélo, je n’étais jamais sans rien faire, j’avais de l’énergie à revendre, un peu garçon manqué sur les bords. Mais plus j’avance en âge, plus j’aime la sieste… »

À 7 ans, elle a choisi son sport à elle, ce sera le handball. Elle restera à Rochefort jusqu’à 14 ans « en étant un peu seule dans ma catégorie d’âge » avant de faire un premier choix déterminant : rejoindre le Pôle d’Angoulême et le club de la ville.

« C’était à 1h30 de route, j’étais donc à l’internat et je passais le week-end dans la famille de ma meilleure amie, Manon Jacques. On était un groupe de coéquipières qui sont devenues des amies et c’était fabuleux à vivre. D’autres faisaient du foot, du kayak ou de la natation, en classe, c’était parfois le bazar, s’amuse-t-elle. À l’internat, on en bave, mais ça crée des liens, ce sont mes meilleurs souvenirs, c’était vraiment super. »

Quelques années plus tard, malgré tous ces liens joliment tissés d’un fil des plus solides, Dalila Abdesselam s’en est allée. « À Angoulême, j’avais fait un peu le tour. »

Son livre alsacien s’est ouvert un 25 juillet, jour du début de la préparation, veille de son anniversaire. « Je suis venue avec Viviane Boudaud, une copine footballeuse, qui a joué à Vendenheim. Elle m’a présenté ses amis et j’ai passé un super anniversaire. J’ai été super bien accueillie au club, Bernard (Klein) et Alain (Dub) se sont occupés de mon déménagement. »

Question handball, elle a trouvé à l’ATH ce qu’elle était venue chercher. « Le groupe a été bien constitué, il n’y a pas de star, on est jeune et on a plein de choses à apprendre. J’aime bien la façon de voir les choses d’Aurélien (Duraffourg) , il est précis et m’apporte énormément. Pas besoin d’élever la voix, on se tait et on apprend. Je me sens déjà bien. »

« Vivre une belle aventure humaine »

Meilleure buteuse de la poule 1 de N1 la saison dernière (175 buts, 7,95 de moyenne), cette demi-centre capable d’évoluer sur toute la base arrière n’est pas obsédée par le but. « En fait, l’an dernier, on n’était que huit joueuses, on devait prendre nos responsabilités. Il fallait tirer, alors je marquais. Mais je préfère toujours faire une belle passe. »

Ce qu’elle recherche, c’est l’harmonie. « Ce que j’aime dans le handball, ce sont les relations fines, quand c’est fluide et joli à voir. Chercher les relations entre joueuses, évoluer intelligemment. »

Il est question de beau jeu, mais avec Dalila Abdesselam, il est aussi et forcément question d’ambition. « L’objectif, c’est de monter en D2. Je n’ai jamais vécu de montée, émotionnellement, ça doit être quelque chose d’intense. Se dire chaque week-end que l’on n’a pas le droit de perdre. C’est toujours mieux de s’inscrire dans un projet sportif quand il y a un enjeu. J’espère aussi vivre une belle aventure humaine, c’est forcément interdépendant avec le côté sportif. »

Titulaire d’un BTS Communication, elle s’est orientée vers un BPJEPS, aimerait passer le concours d’Éducateur territorial, va chercher là aussi à cultiver son jardin pour avancer un peu plus loin.

Dalila Abdesselam, pour qui « l’esprit club » va au-delà des mots, se charge elle-même de la (jolie) conclusion de ces lignes. « J’espère que cette saison va se dérouler de la meilleure des manières et que, match après match, on va se rapprocher de quelque chose de fort et d’intense. »


Retour Version optimisée pour imprimer Envoyer cet article à un(e) ami(e) Version optimisée pour imprimer
 
Les articles et commentaires publiés ici sont sous la responsabilité, sans restriction de l'auteur respectif.
bottom_logos_webmaster
FFHB LFH LNH LAHB site Handball 67 site HAND Zone Localisation des gymnases de hand avec GO'HAND
© Graphique et Design : WORLDSOFT-CMS-Website - Site optimisé  pour IE - Mozilla - Chrome - Safari
Webmasters: ATH, Guy Lagache •Email :
ag.lagache@orange.fr  Dominique Lagache • www.capelsa.net • Email : info@capelsa.net
Pseudo :
User-Login
Votre E-mail