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INFO GENERALE : Dans les pas de Célestin
28/9/2016 9:26:00 (596 lectures)

Arrivée à l’intersaison, Raïssa Dapina est en train de s’installer sur le flanc droit de l’ATH, l’espace de jeu réservé de cette dynamique gauchère.

Raïssa Dapina : « J’espère continuer à prendre du plaisir dans ce que je fais ».  PHOTO DNA – Ch.A.

Raïssa Dapina : « J’espère continuer à prendre du plaisir dans ce que je fais ». PHOTO DNA – Ch.A.



Avec Manon Hemmerlin et Margaux Cintrat, elle fait partie des trois ex-Messines à avoir choisi de porter le maillot de l’ATH cette saison.

« M’affirmer comme quelqu’un de complet »

Car c’est en Lorraine que Raïssa Dapina a cultivé son goût pour le handball, le temps d’effectuer un apprentissage complet, au sérieux croissant au fil des saisons.

Née à Paris, elle a passé ses premières années à Cergy-Pontoise, joyeusement occupée par ses cours de danse modern-jazz. Mais un jour, sa professeur est partie. Et la petite Raïssa s’est alors souvenue des paroles et de la passion de Célestin, son grand-père, décédé il y a six ans.

« Il a participé à la création de plusieurs équipes au Sénégal, à Dakar. Moi, je ne connaissais pas du tout le handball, alors j’ai regardé quelques matches à la télé et je suis allée au club de Cergy. Là, j’ai compris que je voulais vraiment faire ça. Quand on est jeune, on a des rêves plein la tête. »

L’année de ses 11 ans, la famille va déménager à Rodemack, tout près de la frontière luxembourgeoise, et Raïssa Dapina va persévérer. D’abord dans son village.

« J’y ai découvert le côté familial qui peut exister dans un club. J’ai fait beaucoup de rencontres, mes amis me suivent toujours et c’est gratifiant de pouvoir y revenir de temps en temps. »

Trois ans plus tard, ce sera le départ pour Yutz – où elle va découvrir la D2 –, et trois autres années plus loin, ce sera le centre de formation de Metz, sans doute le plus exigeant de l’Hexagone.

« Cette période m’a permis de devenir plus mature, de grandir mentalement et d’être plus autonome. La charge de travail était soutenue, mais c’est comme ça qu’on se construit, comme ça que je suis devenue la joueuse que je suis, même si rien n’est fini. »

Elle suivra les entraînements avec l’équipe de D1, y fera quelques apparitions en match.

« Toutefois, je n’ai pas pu vraiment montrer ce que je valais. C’est toujours un petit regret. Mais c’est Metz et je ne regrette pas d’y être allée. »

Désormais, c’est une autre étape qu’elle vient d’entamer en Alsace, à l’ATH, qu’elle souhaite tout aussi ambitieuse. « Aurélien (Duraffourg, son entraîneur) fonctionne un peu comme Yacine (Messaoudi) à Metz, il veut faire progresser des filles en qui il a confiance. J’espère passer une bonne saison. Si on travaille bien, il faudrait pouvoir accéder à la D2, ne pas rester sur nos acquis. »

Car Raïssa Dapina garde son regard résolument orienté vers le haut. « Je veux pouvoir m’affirmer comme quelqu’un de complet dont on a besoin. Que l’on puisse compter sur moi. »

« J’ai plein de nouvelles choses à apprendre »

Cette ailière droite de formation est ainsi en train de bifurquer vers le poste d’arrière. « Ça me plaît, mais je commence tout juste à prendre mes repères. J’ai plein de nouvelles choses à apprendre. Je voudrais aussi m’affirmer en défense. C’est un domaine dans lequel je veux progresser, comme je dois travailler ma gamme de shoots. »

Raïssa Dapina vient à peine de fêter ses 21 ans et si elle veut avancer sur un terrain de handball, elle veut aussi le faire sur les bancs de l’université.

En deuxième année de biologie, elle vise la Licence avant d’imaginer la suite dans une école d’ergothérapie.

« Mon père a eu un accident de moto, il a dû être amputé d’une jambe. C’est comme ça que j’ai découvert ce métier. Après ma blessure au genou, j’ai aussi été en contact avec des professionnels dans un centre de rééducation. Ces deux moments m’ont marquée et je serais la plus heureuse si j’arrive à mon but en continuant à tout faire en même temps. »

Et lorsque ses activités lui laissent quelque répit, c’est devant son piano qu’elle laisse son esprit vagabonder. « En vacances, je peux y passer l’après-midi pour penser à autre chose. Ça me fait du bien. »

En ce moment, ce n’est pas trop au programme, l’harmonie et la juste partition seraient plutôt à chercher ailleurs.

Entre les lignes jaunes d’un terrain de handball, par exemple. Les doigts plein de colle, peut-être pour mieux rester dans les pas de son grand-père…


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