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INFO GENERALE : Le festin de Margaux
19/10/2016 22:36:00 (399 lectures)

De retour dans sa région natale, Margaux Cintrat est venue garder le but de l’ATH et poursuivre ses études. Tout en rêvant d’ouvrir un jour son restaurant.

Margaux Cintrat, gardienne de but et passeuse de goûts.  PHOTO DNA – CH.A.

Margaux Cintrat, gardienne de but et passeuse de goûts. PHOTO DNA – CH.A.



Aujourd’hui, mercredi 19 octobre, Margaux Cintrat pourrait flâner paisiblement sous le soleil de Martinique, en visite chez son père, Jean-Sébastien, gendarme de profession. Bien loin de Truchtersheim, bien loin du halo lumineux d’un gymnase un soir de brumes automnales.

« Au but, tout était plus simple pour moi »

« Il était question que j’arrête le handball, j’avais l’impression d’avoir donné tout ce que j’avais à donner. J’avais envie d’une année sabbatique. Je ne pensais pas qu’un club allait m’appeler, mais quand Aurélien (Duraffourg, son entraîneur à Achenheim/Truchtersheim) m’a parlé du projet, je ne pouvais pas refuser. »

Margaux Cintrat portait alors le maillot de Metz après avoir emprunté celui de l’ASPTT Strasbourg et de Sélestat. Son bail avec le centre de formation avait commencé trois ans plus tôt.

« J’ai eu une grosse hésitation avant d’y aller, d’autant plus que j’avais quitté le Pôle de Strasbourg pour me consacrer à mes études. Mais pour ne pas avoir de regrets, j’ai dit oui à Yacine (Messaoudi, l’entraîneur de l’équipe de N1). Il restera quelqu’un d’important qui m’a beaucoup appris, ce sont des choses que je lui devrais toute ma vie. »

Et si elle va se perfectionner, jour après jour, séance après séance, ce sera insuffisant pour franchir le seuil de l’équipe professionnelle. « Ça fait partie du jeu. Il y a tellement d’internationales, françaises ou étrangères, dans ce club que les jeunes n’ont pas forcément leur chance. Mais on apprend vraiment sur soi-même et je n’ai aucun regret. J’ai fait ce que je pensais être le mieux, j’ai pris ce qu’il y avait à prendre. »

Durant ces années, elle a cultivé son goût pour son poste de gardienne. « J’ai commencé le hand à l’aile, mais je me suis vite rabattue au but où tout était plus simple pour moi. Je ne comprenais pas trop le terrain, les enclenchements, s’amuse-t-elle. Dans le champ, je veux bien y aller pour l’échauffement, mais pas plus. »

Sa taille inhabituelle (1,85 m) – « J’ai pris quinze centimètres entre la seconde et la première » – est forcément un de ses atouts, mais ce n’est pas le seul.

« Je n’ai jamais eu peur de la balle, même au début. On dit bien que pour être gardien, il faut avoir une “case” qui manque. Prendre un ballon dans la tête, ce n’est pas forcément plaisant, mais ça fait partie du poste. »

Margaux Cintrat, qui vient tout juste de commencer un “Bachelor marketing” en alternance à l’ESCM et à La Poste – « Le handball et les études prennent désormais la même place, il n’y en a pas un au-dessus de l’autre » –, savoure son changement de vie.

« Je reviens à Strasbourg, ma mère, Aline, et ma petite sœur, Zoé, sont à une heure de route. C’est important pour moi. L’ATH est un club qui a de l’ambition, mais qui est aussi familial. Il faisait peur et donnait envie quand on y venait avec Metz. »

« J’aime bien faire plaisir. La cuisine, c’est le partage »

Mais celle qui a un jour commencé le handball à Sélestat, « parce qu’il n’y avait pas de club de foot », où elle a passé une partie de son enfance (et l’autre en Guadeloupe), a une deuxième passion. Qui la poursuit depuis son plus jeune âge et qui en dit aussi beaucoup sur son caractère, sur son rapport aux autres. Cette passion, c’est la cuisine.

« Toute petite, je faisais déjà des brioches et des “mannele” avec mon pépé et j’ai continué avec ma maman. Je voulais faire une école hôtelière, mais ce n’était pas possible avec le handball. J’ai toujours ce rêve dans ma tête d’ouvrir un jour mon restaurant. »

Et l’affaire est sérieuse. « Je fais des petits plans sur mon ordinateur quand j’ai un peu de temps. Son nom sera le “Goumi’z”. “Goumi”, c’est le surnom que m’a donné ma mère, et le “z”, c’est pour ma petite sœur. Car je sais déjà que j’entraînerai toute ma famille dans cette histoire. »

Macarons, pains, pâtes fraîches, raviolis, lasagnes – « Maison de A à Z depuis la pâte jusqu’à la sauce tomate » –, ne sont que quelques exemples. « Je suis parfois des recettes, sinon je teste. » Car l’essentiel est ailleurs que dans une fiche descriptive.

Quand Laura Flippes jouait le rôle de goûteuse…

« J’aime bien faire plaisir. La cuisine, c’est le partage. Il y a beaucoup de choses, surtout sucrées, que je ne mange pas, mais que je prépare pour les autres, j’organise des brunchs le dimanche. Je sais que tout le monde sera content et que l’on passera un bon moment. »

Durant ses années messines, c’est Laura Flippes – « Ma meilleure amie (aujourd’hui en équipe de France A, ndlr) » –, qui était une des premières à en profiter. « En échange, elle faisait la vaisselle. »

À bientôt 21 ans, loin des palmiers de la Martinique, c’est à l’ombre de la cathédrale de Strasbourg et au cœur du Kochersberg que Margaux Cintrat a choisi de poursuivre sa belle histoire de handballeuse. Avec gourmandise…


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