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INFO GENERALE : La faute à Jackson
16/3/2009 8:40:00 (1527 lectures)

A 19 ans, Émilie Meiss s'est imposée au fil des saisons dans l'effectif de l'ATH (Achenheim Truchtersheim Handball). Elle s'apprête à vivre un moment particulier mercredi soir, un 8e de finale de la Coupe de France, face à Mios (D1).
Comment devient-on handballeur ou plutôt handballeuse en l'occurrence ? Il est souvent question d'atavisme familial, voire amical, parfois de hasard géographique ou encore de découverte scolaire.

 LES DNAEmilie MEISS



 Pour Émilie Meiss, c'est ailleurs qu'il faut chercher l'explication. « J'ai toujours voulu faire du foot, mais on m'a dit que ce n'était pas un sport de fille. Alors, je suis allée au judo, mais je ne supportais pas de perdre. C'est d'ailleurs toujours un peu le cas. J'ai donc arrêté. Et puis un jour, par hasard, j'ai vu un match de hand à la télé. Je ne sais plus du tout lequel, mais il y avait Jackson Richardson sur le terrain et ça m'a tout de suite plu. »

« Sanku, un diminutif de San Ku Kaï... »

Jackson Richardson, un initiateur de choix pour celle que l'on interpelle parfois curieusement dans le groupe de l'ATH. « Mon surnom, c'est Sanku, un diminutif de San Ku Kaï, trouvé par Sophie Hoerth qui, ce jour-là, était coiffée façon samouraï... Mais on m'appelle aussi Meissounette ou la Blonde, voire la Blondasse. En général, quand on utilise mon prénom c'est pour m'engueuler... »
Le tout, rassurez-vous, est à prendre avec bonne humeur. Car Émilie Meiss a trouvé sa place depuis quatre ans dans cette équipe et dans ce groupe qui l'ont fait grandir.
« Au départ, j'étais vachement impressionnée par toutes les anciennes et même par Bénou (son entraîneur, Bénédicte Ducrocq, ndlr) qui me faisait un peu peur. Je venais voir les matches dans la tribune et de me retrouver à l'entraînement avec l'équipe I, c'était quelque chose. Il fallait faire bonne impression, montrer que je n'étais pas là par hasard. »
Son chemin en club a commencé à 9 ans au HBC La Famille sous la houlette d'Edmond Decker - « C'est lui qui m'a vraiment fait aimer le hand » - avant de se poursuivre à Truchtersheim en championnat de France des -18 ans. « Je voulais jouer plus haut. Mais c'était un choix affectif, parce que mes copines étaient là-bas et, avec Dany Weitz, j'ai continué à apprendre tout en prenant du plaisir. Avec le recul, je constate que je n'ai pas fait de "connerie". »
Trois ans passés au pôle ont également été riches : « Le titre de championne de France interligues avec l'équipe d'Alsace des 89 et les Mondiaux scolaires à Limoges sont de supers souvenirs. »
A l'âge pas très canonique de 19 ans, Émilie Meiss s'est déjà constituée un joli petit matelas d'expériences. « Maintenant, je me sens un peu moins naïve. J'ai pris de la bouteille, mais j'ai encore beaucoup de choses à apprendre. »

« Mercredi, je vais y penser toute la journée »

Mercredi soir face à Mios, depuis son aile gauche, cette étudiante en première année de BTS « Analyses Biologiques » espère qu'elle aura oublié sa contracture au mollet pour vivre un beau moment.
En croisant, par exemple, le chemin de Myriam Borg-Korfanty, championne du monde avec l'équipe de France en 2003. « Je vois encore sa traversée du terrain en finale. Comment elle a fait pour aller aussi vite ? »
Dans deux jours, deux mondes vont se rejoindre et il n'y aura pas d'écran de télévision pour faire paravent. « Mercredi je vais y penser toute la journée, c'est sûr. Je serai impatiente d'être le soir. J'espère que ce sera une grande fête pour nous, pour les supporteurs et pour tous ceux qui se démènent pour organiser ce match. Sur le terrain, on risque d'être vite dépassées en terme de technique et de physique. Mais nous allons apprendre, tenter des choses, nous faire plaisir en espérant pouvoir résister un peu. »
Au moment de conclure, Émilie Meiss, qui aimerait prochainement connaître la D2 avec l'ATH, se charge même de rassembler les foules. « Il faut venir nombreux : ce n'est pas tous les jours que l'on peut voir une équipe de D1. Mais il faudra aussi venir pour les autres matches et encourager les "Noires et Jaunes". »
Les couleurs de l'ATH d'Émilie Meiss sont les mêmes que celles portées par Jackson Richardson à Chambéry, son dernier club. Et si c'était un petit signe du destin ?




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